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Troisième dimanche après l’Épiphanie

Évangile

« Jésus fut dans l’admiration, et il dit à ceux qui le suivaient : Je vous le dis en vérité : dans Israël, chez personne je n’ai trouvé une si grande foi… »

Le Christ fait de la foi en lui la condition de ses miracles. Là où il trouve, il ne peut rien lui refuser ; il se plaît à en faire publiquement l’éloge, avec effusion.

L’évangile de ce dimanche nous relate l’histoire de la guérison miraculeuse, à distance, du serviteur du centurion.

Cet homme demande la guérison de son serviteur : quelle foi chez ce païen ! C’est un fait dans l’Evangile, le Seigneur est reçu avec enthousiasme par les païens. Comme ce brave centurion de Capharnaüm qui ne s’estime pas digne que le Seigneur « vienne sous son toit », la Chananéenne païenne crie avec supplication vers le Seigneur pour obtenir la guérison de sa fille. Et avec elle encore, quelle foi chez cette femme païenne, atteinte d’un flux de sang, qui se contente de toucher la robe du Seigneur !

Si le pécheur est séparé de Dieu, ce païen ne sait rien de Dieu et n’appartient pas au royaume du Christ. Pourtant, il s’approche avec foi. Le Christ, avant même de prononcer la parole salvatrice, manifeste sa joie devant cette foi : « En vérité, même chez les fils d’Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi. C’est à cause d’elle que les gentils viendront prendre place au festin de la vie éternelle, dans le royaume des cieux. » Et s’adressant au centurion, il lui dit : « Va, et qu’il te soit fait selon ta foi. »

La foi est la première vertu que Notre Seigneur réclame de ceux qui s’approchent de lui. Et cette conduite du Christ reste la même pour nous tous. Dieu attend de nous, dans notre voyage sur cette terre, que nous le servions dans la foi : c’est l’hommage qu’il attend de nous et qui constitue notre épreuve avant de parvenir au but éternel.

Comment douter maintenant qu’en retour, lorsque nous nous approchons de Jésus, dans les sacrements ou en dehors d’eux, par la foi, avec humilité et confiance, une puissance divine ne dérive de lui pour nous éclairer, nous fortifier, nous aider, nous secourir. « Une force sortait de lui… », nul ne s’approche avec foi du Christ sans être atteint par les rayons bienfaisants de sa miséricorde.

Je crois, Seigneur, mais augmentez ma foi ! •

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