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Brèves de parvis

Marc et Jérôme à la manifestation du 2 avril devant la nonciature. Ils ont pu rencontrer le nonce apostolique quelques jours auparavant.

Fruit de la persévérance : deux des plus fidèles manifestants demandant la liberté pour la messe traditionnelle, le samedi matin, devant la nonciature à Paris, ont été reçus mardi 29 mars par Mgr Celestino Migliore, le nonce apostolique. L’entrevue a été longue – 1 h 20 –, les deux laïcs ont pu exprimer leur désarroi et leur profonde inquiétude quant au sort que le Vatican semble réserver au rite millénaire catholique. Ils n’ont pas oublié d’évoquer le mauvais état du catéchisme et des séminaires, donc de la transmission catholique, défaillante, ainsi que la montée de l’islamisme (« Vous parlez comme Zemmour », leur a fait remarquer le nonce – mais ils ne se sont pas laissé embarquer sur le terrain politique). Mgr Migliore a manifestement été impressionné par leur courage, leur foi et leur détermination, comprenant qu’ils ne « lâcheraient rien ». Une telle attitude a dû le changer des discours lénifiants auxquels il est habitué, venant d’ecclésiastiques soucieux de plaire à une haute autorité… « A samedi ! », lui ont déclaré avec quelque malice les deux laïcs en le quittant.


Christian Marquant, président de Paix Liturgique a, de son côté, demandé un rendez-vous à Mgr Roche, à Rome, puisque, la commission Ecclesia Dei ayant été supprimée, c’est lui qui est désormais chargé des relations avec les traditionalistes. Il existe désormais 35 Canons agréés par Rome pour la célébration de la messe, pourquoi interdire le seul que nos aïeux ont utilisé depuis des siècles ?


« Chez les plus hauts prélats, non seulement ceux de l’aile conservatrice, mais aussi pour une part de ceux des diverses mouvances progressistes, il y a désormais une conscience très vive et très pessimiste de la sécularisation, vue comme fatale […]. De nombreux hauts prélats sont aujourd’hui déstabilisés par les mots d’ordre de lutte contre le “cléricalisme”, mots d’ordre dévastateurs pour les vocations qui restent et qui sont suivis de visites canoniques, puis de sanctions contre les communautés, les séminaires, les diocèses “cléricaux”, qui peuvent avoir des faiblesses, mais qui bénéficient encore d’un certain recrutement » : une analyse fort intéressante de l’abbé Barthe sur les orientations que pourra prendre le prochain synode, à lire de façon complète dans la dernière livraison de sa lettre Res Novæ.


Le tribunal fédéral de Suisse sis à Lausanne a définitivement établi le droit de la messe catholique dans le canton de Genève en la protégeant contre l’ingérence de restrictions arbitraires de l’Etat cantonal, donnant raison au responsable local de la Fraternité Saint-Pie X, prieur de l’oratoire Saint-Joseph de Carouge, M. l’abbé Jean de Loÿe, qui avait déposé un recours de droit administratif, dès le 6 novembre 2020, demandant la suspension de la mesure du Conseil d’Etat interdisant les messes. S’ensuivirent diverses péripéties juridiques. Mais un arrêt en date du 8 mars 2022 concernant le recours du Conseil d’Etat genevois contre l’arrêt de la chambre constitutionnelle annulant définitivement l’interdiction de la messe est tombé : le recours est jugé irrecevable, la messe ne peut être interdite.


Le patriarche Cyrille.

« Au patriarche Cyril, François a voulu expliquer, contre 2 000 ans de tradition liturgique, qu’il n’y a pas de guerre juste. » Mais à des Ukrainiens qui lui ont demandé si leur guerre était juste, le Pape n’a pas dit que la guerre n’était en aucun cas justifiable : « Dans leur cas, la vieille doctrine de la guerre comme légitime défense s’applique tout à fait. » Une remarque pertinente de l’abbé de Tanoüarn dans le nouveau numéro de Monde et Vie. •

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