Connexion
S'abonner

Québec : la faute des autres

Si le ridicule tuait, Dominique Anglade n’aurait pas survécu à son mois d’avril.

La cheffe du Parti libéral a connu une cinglante défaite lors d’une élection partielle ce mois-ci à Longueuil, sur la rive sud de Montréal. Sa candidate Émilie Nollet n’a récolté qu’un maigre 7%, un résultat incroyablement bas pour le parti d’opposition qui dirigea le Québec pendant des années avant que François Legault ne brise leur hégémonie.

Un tel désaveu ne peut que susciter des réflexions. Anglade qui aime jouer sur son image de « femme racisée » trouva tout de suite l’explication : c’est à cause du machisme.

Faisant fi du fait que le Québec eut bien une première ministre soit Pauline Marois, Anglade tenta d’y aller avec la culpabilisation : si elle n’est pas élue, ce ne peut être que de la faute des autres.

Ce n’est certainement pas à cause de son virage woke ou du fait que le parti se porte désormais ouvertement (c’est là la nouveauté) à la défense des intérêts des minorités contre ceux de la majorité.

Un parti qui dit à la majorité qu’ils sont racistes, que leur histoire ne mérite pas le respect, qu’ils devraient dire merci lorsqu’on les insulte, qu’ils doivent s’effacer… ce n’est pas particulièrement vendeur.

Toujours est-il que constatant que ses dernières forces vives sont concentrées dans les quartiers ethniques de Montréal, Anglade a décidé unilatéralement que le Parti libéral serait le « parti des régions »!

Et du coup – probablement pour satisfaire les régions – elle annonça vouloir augmenter l’immigration de masse à 70 000 nouvelles arrivées pour la province, trop submergée pour assimiler ou même intégrer tous ces gens qui débarquent.

Clairement le ridicule ne tue pas.

Partager cet article

Facebook Twitter Email

Articles liés

Recevez un numéro gratuit

Vous souhaitez découvrir la version papier de Présent ?

Cliquez sur le bouton ci-dessous et recevez un numéro gratuit !