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Courrier d’électeurs

  • D’A.M. (Paris).

J’espère que vous poursuivrez vos « Semaines politiques » une fois passées ces présidentielles qui prouvent encore une fois que les idées politiques progressent mais très lentement quand on pense aux discours de JMLP il y a quarante ans ! Comme le dit Malika Sorel dans le dernier Valeurs actuelles, les gens ne bougent que lorsque leurs intérêts immédiats sont touchés : les vieux, pas trop mal lotis, votent Macron par peur de voir « bouger » les habitudes. Tant qu’ils ne verront pas le beurre disparaître, le chauffage cesser, leurs pauvres corps agressés dans la rue, les médecins ne plus faire de visites à domicile et les services d’urgence les « oublier » dans un couloir désert (ça m’est arrivé à Bichat)… ils voteront pour le Pouvoir, quel qu’il soit (…). Les jeunes qui les remplaceront seront devenus les crétins produits de cette école que dénonce Brighelli, noyant les rares qui écoutaient Zemmour.


  • D’Yvan Y.

Marine Le Pen a obtenu près de 60 % des voix à La Réunion, près de 61 % en Martinique et en Guyane, et même près de 70 % en Guadeloupe. Vivement que Mélenchon soit Premier ministre, pour apprendre aux Domiens ce que c’est que la créolisation !

  • D’Yvon L.G.

La France entre dans une forte zone de turbulences, nationale et internationale. En France les partis politiques traditionnels sont morts. (Cela ne veut pas dire qu’ils n’auront pas de députés en juin. Les traditionnels magouilles et arrangements y pourvoiront au détriment des partis de la droite nationale.) La guerre en Ukraine chamboule l’économie mondiale et pousse à l’inflation. Le mal-vivre et les communautarismes religieux et autres, s’amplifient. Marine Le Pen a raté la marche mais ce pourrait être un moindre mal au regard de l’histoire et du temps long. Si elle avait gagné, la catastrophe nationale imminente aurait été imputée au RN, et pour des décennies. Cet échec préserve l’avenir de la droite nationale, malgré la déconvenue actuelle. Retraite à 60 ans, retraite à 65 ans, usine à gaz des régimes. Pourquoi ne pas laisser à chacun la totale liberté de choix dans un système unifié ? Chaque trimestre cotisé donne 0,5 % de droit pour la retraite (comme pour les fonctionnaires actuellement). On peut partir à compter de 60 ans (80 % d’un traitement de base à définir légalement) mais avec un système de malus par nombre de trimestres non cotisés avant 60 ans et un bonus par nombre de trimestres effectués après 60 ans (comme pour les assurances automobiles). Dès lors à chacun de faire son calcul en son âme et conscience et de décider de son départ en retraite en toute liberté. Et je suis sûr que beaucoup continueraient après 60 ans, bénévolement. Est-ce utopique ?


  • De Pierre M. (Pornic).

Qu’est-ce qui a pris à Eric Zemmour d’insulter le nom des Le Pen en l’associant au mot de « défaite » ? Si Marion avait un peu de fierté… Pour bien des gens, le nom des Le Pen est et restera associé à celui de « combat ». C’est ces Français, militants, électeurs qu’il a aussi insultés en disant cette phrase.


  • De Gilles P.

Le Z a fait une remarque digne d’un LR dans ce qu’un LR peut avoir de plus médiocre et de plus complaisant à l’égard du système qui s’est justement employé à faire battre les idées défendues par Jean-Marie puis Marine Le Pen, à faire battre aussi celles de Zemmour lui-même… battu et bien battu, lui qui pensait donner une leçon politique à Marine. On l’a connu mieux inspiré (du temps qu’il était chroniqueur sur Cnews).


  • De Denis N.

Je réagis avec un peu de retard à votre analyse très pertinente du 1er tour parue dans Présent du 16 avril. Cependant je souhaite préciser un élément essentiel de la stratégie d’E Zemmour qui était de « rapprocher la droite classique de la droite nationale et patriote ». D’après les résultats du 1er tour, il ne semble pas que Zemmour ait atteint cet objectif qui fondait pourtant une grande partie de sa dissidence d’avec le RN. En effet, « Selon une enquête Ipsos Sopra Steria pour franceinfo, moins d’un tiers des anciens électeurs de François Fillon a suivi Valérie Pécresse. Les autres ont plutôt voté pour Emmanuel Macron (32 % d’entre eux), puis pour Eric Zemmour (18 %) et Marine Le Pen (16 %). A noter également que 22 % de cet électorat LR de 2007 a choisi de s’abstenir. » On peut en déduire que Zemmour n’a pas joué un rôle prépondérant dans ce « siphonnage » des voix de « Fillon 2017 » et que M Le Pen a récupéré presqu’autant de ces voix. Alors on peut se demander à quoi peut servir cette division du mouvement national si elle ne permet pas d’élargir sensiblement sa base électorale ? N’oublions pas au passage qu’il s’en est fallu de très peu que Mélenchon atteigne le 2nd tour privant la droite nationale désunie de la confrontation avec Macron alors qu’elle représente plus de 30 % des électeurs. Finalement au soir du second tour, E Zemmour a ressorti son seul argument : « Le nom Le Pen fera toujours perdre la droite nationale » (comprendre : « je suis l’homme providentiel qu’il faut »). Cet argument est bizarre quand sur son nom il recueille 7 % alors que Le Pen fait 41,5  soit 6 fois plus ! Enfin quelle curieuse manière de demander l’Union en « cassant » celle qui a porté nos idées aux sommets historiques actuels ? En tout cas, bravo pour la qualité de Présent durant cette campagne. •

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