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Troisième dimanche après Pâques

« Votre cœur se réjouira et personne ne vous ravira votre joie. »

Ravis par la joie, les premiers chrétiens l’étaient vraiment.

La joie humaine n’est pas un état affectif. C’est une plénitude. La vision du Christ ressuscité, la paix de la Résurrection a rétabli l’âme dans son rapport à Dieu. Plus encore, le Christ est désormais présent… « Voici, que je suis avec vous jusqu’à la fin du monde. »

Les premiers chrétiens ont renoncé au monde, c’est-à-dire à tout ce qui les éloignait de cette présence, d’une façon absolue. Ils avaient dit non à ses pompes, à ses séductions pour l’amour du Christ.

Tous pourtant ne l’avaient pas connu ou vu. Et pourtant, ils correspondaient à l’annonce de Jésus : « Bienheureux ceux qui croiront sans avoir vu. »

Ils avaient trouvé la liberté et la joie qui l’accompagne. Ils avaient atteint la joie dans la fidélité même. Comment expliquer ce total renoncement sans comprendre cette complète satisfaction ; leur désir le plus profond était satisfait, le Christ leur avait dit, ils ne pouvaient que « se réjouir à pareil jour, et tressaillir de joie, car voici que leur récompense allait être grande dans les cieux ».

Les temps ont-ils changé ? Sommes-nous dans une autre période que celle de l’après-résurrection du Christ ?

Le chrétien est libre, il n’y a plus d’équivoque, libre de la liberté des enfants de Dieu. Sa liberté n’est plus l’esclavage du libertinage ou le droit de décider au gré des passions et des caprices du moment le bien et le mal. Il est libre car le Christ a satisfait toutes ses attentes.

Regardons vivre le Fils de Dieu : « Je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » Apparente contradiction que de trouver la satisfaction de tout en renonçant à sa volonté pour suivre la volonté du Père. Et pourtant, c’est bien ici la véritable liberté spirituelle ; le Christ cloué à la Croix n’avait pas perdu la béatitude divine : « Le Père et moi, nous sommes un. » Infiniment libre, parce que la liberté du Christ est la liberté de l’amour de charité qu’il y a en Dieu et qui s’affranchit et nous affranchit de toutes les servitudes.

Cette liberté se gagne dans la mesure où nous sommes fidèles à notre baptême, c’est-à-dire fidèles au Christ, unis avec Lui, et par Lui avec le Père.

« Toute la création en attente aspire à la révélation des Fils de Dieu », c’est notre devoir, c’est notre mission : « Ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus Notre Seigneur. » •

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