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Quatrième dimanche après Pâques

« En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Je vais à celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : Où allez-vous ? Mais, parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. »

Les Apôtres furent attristés lorsque Jésus leur eut dit : « Je m’en vais. » Cette tristesse bien évidemment était liée au départ du Christ, mais elle l’était aussi, quant à l’attente de la réalisation de ce qu’annonçait le Christ et qui leur était inconnu : « Je vous dis la vérité : il vous est utile que je m’en aille ; car, si je ne m’en vais pas, le Paraclet ne viendra point à vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. »

De même que les apôtres ne comprenaient pas que le royaume de Dieu ne serait pas un royaume politique à la faveur d’Israël, de même ce délai leur est insupportable.

Après nous avoir rappelé le « petit délai » dont parle le Seigneur, l’Eglise nous entretient aujourd’hui de la patience. « Cette vertu nous est commune avec Dieu, dit saint Cyprien. C’est en lui que cette vertu a son principe, c’est de lui qu’elle tire sa gloire et sa dignité. Dans son origine et dans sa grandeur, la patience a Dieu comme auteur. »

Comprendre la patience est d’autant plus important que l’action du Saint-Esprit dans l’Eglise, sur terre et dans nos âmes, depuis l’ascension de Notre-Seigneur, est une action douce et suave qui ne force personne mais qui dispose et attire.

A son exemple l’Eglise, qu’il enseigne – et parfois malgré elle –, agit dans nos âmes. Tous les sacrements sont son œuvre. Dans le Baptême, il nous fait ses temples. Dans la Confirmation ; il fait de nous des combattants, des témoins. L’Eucharistie est son œuvre. De même que, jadis, il a été l’auteur de l’humanité du Christ, de même, à la messe, il change le pain et le vin au corps et au sang du Christ. Le pouvoir de remettre les péchés est son œuvre. C’est pourquoi le Sauveur dit : « Recevez le Saint-Esprit ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez… »

Etre patient, c’est comprendre cette action douce et suave, qui ne force personne mais qui attire toutes les âmes à Dieu. Etre patient, c’est croire que, malgré les apparences, Il sera aux commandes, jusqu’à la fin des temps.

Etre patient, c’est ne pas mettre de limite à Dieu. •

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