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Fête de la Sainte Trinité

Bénie soit la Très Sainte Trinité.

Encore une fête qui ne vous dit rien, n’est-ce pas ? Et cependant le Saint-Esprit peut encore se jouer de vous et vous faire la surprise de découvrir là un monde inconnu.

La vérité de foi que célèbre cette fête est la suivante : il n’y a qu’un seul Dieu, et ce Dieu unique est en trois Personnes ; le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; cependant, il n’y a pas trois dieux, mais un seul Dieu, éternel, infini, incompréhensible. Le Père n’est pas plus Dieu que le Fils et le Saint-Esprit. Le Père est la première Personne divine ; le Fils est la deuxième Personne divine, éternellement engendrée de la substance du Père ; le Saint-Esprit est la troisième Personne divine, procédant éternellement du Père et du Fils. Ce profond mystère ne peut être approfondi par aucun esprit créé. Nous nous contenterons de nous incliner humblement et de dire : Seigneur, nous croyons ; aidez notre faible foi.

Rien d’aussi abstrait, d’aussi théorique en apparence que le mystère de la Sainte Trinité. C’est l’affaire de Dieu, ce n’est pas la nôtre. Oui, c’est l’affaire de Dieu, car c’est sa vie intérieure, sa vie réservée, inaccessible, impénétrable au regard créé, son secret mille fois mieux gardé que ne l’est dans l’homme le secret de sa conscience, de sa pensée silencieuse, car un jeu de physionomie peut révéler malgré nous ce que taisent nos lèvres, mais Dieu ne se trahit pas.

Seulement il lui plaît de se communiquer. Donner quelque chose de lui, reproduire au loin son visage, semer dans le monde un peu d’être et de vie ne lui a pas suffi. Il a résolu de partager sa propre vie avec la créature sortie de ses mains, et c’est là l’essence de l’ordre surnaturel. Le dessein qui réalise cette prodigieuse conception s’est poursuivi à travers les vicissitudes de l’Amour divin et de l’ingratitude humaine jusqu’à la phase présente qui est celle de la Rédemption perpétuée dans l’Eglise.

Nous entrons dans notre état surnaturel par le baptême qui est une empreinte de la Sainte Trinité sur nos âmes : voilà pourquoi la forme du baptême consiste dans l’invocation des trois personnes divines. Le signe de la Croix qui est le symbole universel de la prière et de toute action sanctifiante dans l’Eglise n’est pas autre chose que l’invocation de la Sainte Trinité unie au souvenir de la Passion. Du baptême à l’extrême-onction, notre vie chrétienne se développe sous la protection de ce mystère. Et la vie future, la béatitude, ce qui est la raison dernière de toutes les œuvres de Dieu. •

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