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Vos réactions

Message n° 5 aux lecteurs

Depuis deux ans, l’équipe de Présent réfléchit aux évolutions nécessaires : le confinement de mars 2020 et l’effondrement des ventes en kiosque, la privation de nos aides légales en 2019 (décision contestée devant le tribunal administratif mais toujours pas jugée), notre exclusion de Presse et Pluralisme (ce qui nous a contraints à créer l’APFL avec d’autres journaux de sensibilité proche, victimes des mêmes exclusions), les procès de journalistes démissionnaires, en 2014, les censures dont nous avons été menacés ou dont nous sommes les victimes (affaire dite du « péril jaune », notamment, et les interdictions de présence sur certains réseaux sociaux en raison de notre soutien aux identitaires), nous ont convaincus de longue date que nous devions nous adapter aux contraintes de l’époque. C’est une question de survie.

Cette réflexion, nous l’avons partagée avec nos lecteurs, d’abord en exposant régulièrement les défis auxquels sont confrontés les médias, et singulièrement les médias de la résistance nationale. Depuis quelques semaines, nous vous communiquons en pleine transparence le projet de développement que nous voulons mettre en œuvre et auquel nous souhaitons vous associer, vous qui lisez Présent depuis le numéro 0, ou qui l’avez découvert récemment, vous qui êtes abonnés, ou qui l’achetez en kiosque, vous qui le lisez surtout sur papier ou sur ordinateur.

Ce souci de transparence nous vaut depuis quelques jours un énorme courrier : doutes, soutiens, regrets, enthousiasme… Voici par exemple les réactions de quatre lecteurs, très détaillées, qui manifestent adhésion ou réserve. Nous les publions précisément parce que, tant dans l’adhésion que dans la réserve, elles sont assez complètes, ce qui nous permet d’y répondre, et par là même de répondre à vos propres interrogations.

  • De Jacques R. (Morbihan) : « Je ne suis ni geek ni réfractaire, j’ai votre âge et suis abonné depuis les nº 0 et 00 (et à l’époque à Itinéraires… pour situer !) ; j’ai vécu de loin les succès et les déboires de Présent et suivi depuis quelques années son amélioration constante : sa lecture est un véritable plaisir… de convaincu d’avance, certes ! Votre projet n’est pas vraiment une surprise et vous y prépariez par petites touches vos lecteurs depuis quelque temps, plus exactement et mieux, vous les avez fait réfléchir sur “l’impensable”, à savoir l’arrêt du quotidien papier. La raison d’être, l’essence même de Présent est (était) pourtant d’être un quotidien, et même le seul quotidien de notre famille de pensée ; et papier, parce que, à l’époque, c’était la seule formule ; beaucoup d’abonnés sont évidemment attachés sentimentalement à cette histoire et aux intrépides fondateurs (Madiran, Brigneau, etc.), attachés aussi au plaisir du papier que l’on découvre quotidiennement (en théorie). Même une lecture rapide en temps réel de la version numérique, même une réception irrégulière (ou plutôt régulièrement tardive, 48 heures pour moi, à Vannes, en moyenne), n’annulaient pas le plaisir de la réception papier. […] Je comprends bien les nécessités de l’évolution envisagée (distribution postale sans espoir d’amélioration, coûts croissants non maîtrisables, lectorat difficile à renouveler, etc.). […] Je pense enfin que sur le plan du développement du lectorat, un hebdo serait sans doute plus efficace, en kiosque évidemment comme vous l’indiquez, mais aussi en abonnements (moindre sujétion de lecture, plus de temps pour le lire, standards de qualité attendus, etc.) […]. En conclusion, l’argument “il faut savoir évoluer”, qui cache le plus souvent des démissions inavouées, trouve ici une vraie justification selon moi. Bonne chance donc au “nouveau Présent”, respect filial au quotidien papier et à ceux qui l’ont lancé et fait vivre depuis plus de 40 ans ! »

Notre commentaire : les retards postaux ne vous découragent pas, mais c’est le principal obstacle à la conquête d’abonnés.

  • De Dominique W. « Je pense que vous n’êtes pas fidèle au projet initial de Jean Madiran. En effet, Jean Madiran visait un “quotidien de la droite catholique qui ne sera jamais un hebdomadaire”. Je m’interroge : où est l’urgence ? Vous n’avez pas le “couteau sous la gorge”, ou alors vous nous cachez des choses. Contrairement à Rivarol, vous avez encore un numéro de commission paritaire, avec les avantages fiscaux et postaux. Vous bénéficiez d’une aide à la presse donnée par le gouvernement. Vous n’avez pas un gros déficit en fin d’année. Le nombre d’abonnés reste important, même s’il pourrait augmenter […]. Le retard du quotidien Présent, dans les boîtes aux lettres, encouragé par les gauchistes, est résolu par la réponse numérique qui permet à chaque abonné de recevoir le journal, sur le Net. »

Notre commentaire : le retard de Présent dans les boîtes aux lettres ne provient plus de sabotages cégétistes, comme c’était encore le cas dans les années 1990. La Poste traite les journaux comme les envois publicitaires. Elle prévoit d’ailleurs une systématisation des courriers lents, avec engagement de distribution à J + 3… Sur le fond, l’âge d’or des quotidiens papier s’est achevé vers l’an 2000, avec Internet, puis nos mobiles connectés. Tous les quotidiens cherchent à passer à terme au 100 % numérique. D’ailleurs tous les quotidiens auraient déjà disparu s’ils n’avaient pas les aides de l’Etat, les budgets publicitaires des entreprises publiques ou parapubliques, des aides extra-légales de l’Etat (L’Humanité, par exemple), des multimilliardaires pour les renflouer régulièrement. Pour ce qui concerne Présent, à part les aides légales par intermittence, nous n’avons rien de cela. Pour conquérir de nouveaux lecteurs, il faut faire connaître Présent, ce qui a un coût. La formule quotidienne, par ses coûts de fabrication, ne laisse aucune possibilité sur ce plan.

  • De Louis de Condé, fidèle entre les fidèles, une longue lettre attristée, dont nous extrayons néanmoins les lignes suivantes : « Combien de fois ai-je posé la question à des amis & même à des proches. Est-ce que vous lisez Présent? ou bien : Es-tu abonné à Présent? Réponses : Présent ? je connais pas ! ou bien : Si je lis un quotidien, je n’ai pas le temps de lire les bons livres, la télé me suffit […]. Alors que le mouvement national connaît un sursaut, une demi-victoire avec 89 députés du RN […]. Il serait convenable & utile pour le RN de payer immédiatement à Présent 89 abonnements aux 89 députés, mais aussi à tous les élus du RN, à tous les échelons, ce qui serait pour vous une bouffée d’oxygène […]. Présent hebdomadaire en septembre ? Après deux mois de silence, il sera bien difficile aux lecteurs et même aux abonnés de reprendre sa lecture & qui plus est sous un nouveau format. […] Bien sûr, nous continuerons à vous lire & à vous assurer de notre vieille & chaleureuse amitié. »
  • De Franck Nicolle, talentueux collaborateur bénévole de Présent, spécialiste de l’art de vivre à la française, des propos revigorants : « C’est vous qui avez raison ! Il faut que Présent en ligne propose du contenu toute la sainte journée. Il faudrait, selon le modeste contributeur que je suis, non pas un journaliste mais deux pour ce faire, de 9 h à 19 h, l’un modérant l’autre. Ce serait économique et certainement rentable pour le journal. De plus aujourd’hui c’est très facile de produire au fur et à mesure en fonction de l’actualité traitée et mise en ligne par d’autres sources. “Bourse et business” produit plusieurs fois par jour, “Egalité et Réconciliation” aussi […]. »

(A suivre.) •

Francis Bergeron et Françoise Pichard, cogérants

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Chers amis de Présent,

Comme nous l’avons annoncé, notre quotidien a cessé de paraître avec le numéro du 30 juin 2022.

L'ensemble du site reste accessible aux abonnés et aux visiteurs, et il sera mis à jour régulièrement.

Nous travaillons actuellement à la suite de cette grande aventure de presse qui,
sous une autre forme, poursuivra le combat. Nous vous tiendrons informés des évolutions.

Merci pour votre soutien et votre fidélité.