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FRONTEX : les Européens trahis par l’Eurocratie

Le 21 juillet, Xavier Eman déplorait ici le « très inquiétant précédent » créé par une décision de la Cour européenne des droits de l’homme qui venait de condamner la Grèce au prétexte que qu’« un navire de ses garde-côtes aurait navigué à une très grande vitesse pour refouler les réfugiés vers les côtes turques, ce qui aurait provoqué le chavirage du bateau ».
Assertion formellement démentie par Athènes qui affirmait qu’au contraire « l’embarcation était remorquée vers l’île de Farmakonisi pour secourir les réfugiés et [que] le chavirement du bateau a eu lieu en raison de la panique de ses passagers ». C’est une décision tout aussi grave que vient de prendre la Commission européenne en laissant fuiter un rapport pourtant confidentiel que lui avait remis en février dernier l’Office européen de la lutte contre la fraude (Olaf), rapport dénonçant l’attitude de l’agence Frontex qui « aurait eu connaissance de renvois illégaux de migrants par les autorités grecques, sans les dénoncer, et aurait même cofinancé certains de ces refoulements ». Collusion inadmissible aux yeux de toute la bien-pensance journalistique — en premier lieu Le Monde, qui a publié jeudi des extraits « accablants » du rapport — et associative, laquelle avait déjà obtenu en avril le renvoi du Français Fabrice Leggeri, directeur de Frontex.

Créée en 2004, l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures, rebaptisée en 2016 Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, avait été chargée par l’Union européenne du contrôle et de la gestion des frontières extérieures de l’espace Schengen et donc de protéger celui-ci d’incursions — ou d’invasions — indésirables. Éviter, par tous les moyens, l’arrivée d’individus susceptibles d’attenter à la sécurité des populations, voire des institutions, de cet espace est ainsi le cœur et l’essence de sa mission, d’ailleurs accomplie bien trop timidement. Si la Commission européenne et les gouvernements (dont le nôtre) assujettis à cette instance non élue mais omnipotente favirisent au contraire la submersion, comme tout l’indique, qu’ils le disent ouvertement et dissolvent donc Frontex. Cela fera des économies  (environ 47 millions d’euros de budget par an pour un personnel de 1500 fonctionnaires détachés) et la trahison sera avérée.

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