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D’Orléans à Odessa, gloire au lobby gay !

Sous prétexte que « la bataille n’est pas gagnée » quarante ans tout juste après le vote de la loi Forni abrogeant définitivement le « délit d’homosexualité » visant non pas l’ensemble des invertis, comme certains le prétendent, mais seulement « quiconque avait commis un acte impudique ou contre-nature avec un individu de son sexe mineur de 21 ans », Elisabeth Borne a cru bon de visiter le 4 août le centre LGBT d’Orléans. Elle a annoncé à cette occasion la nomination « avant la fin de l’année d’un ambassadeur aux droits LGBT+ » qui, « portera la voix de la France et défendra notamment la dépénalisation universelle de l’homosexualité et de la transidentité ». On a compris le processus : cet ambassadeur — qui, curieusement, sera attaché non pas au ministère de l’Égalité mais à celui de l’Europe et des Affaires étrangères — sera avant tout l’avocat des innombrables migrants qui, surtout africains et soutenus par de multiples associations, se prétendent persécutés en raison de leurs mœurs à seule fin d’obtenir en France l’asile politique. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, Mme le Premier ministre en a profité pour promettre la mise en place d’un fonds de 3 millions d’euros dans le but de créer dix nouveaux centre LGBT+ et de financer ceux qui existent déjà car, a-t-elle dit, « nous voulons qu’il y ait deux centres au moins dans chaque région de l’Hexagone et un centre au moins dans chaque région d’Outre-mer ».

Certains contesteront l’urgence de telles mesures, mais tout est bon pour s’attirer les bonnes grâces de cet autre lobby qui n’existe pas.

Telle est à l’évidence, d’ailleurs, l’ambition de Volodymyr Zelensky. Deux pétitions ayant réclamé à Odessa le remplacement de l’imposante statue de Catherine II par un monument à la gloire du karatéka puis acteur new-yorkais Billy Herrington (1969-2018) dit « L’Étalon », sans aucune racine ukrainienne connue mais adulé par le public homosexuel international pour ses prestations de strip-teaseur dans les clubs gays et surtout pour ses rôles dans nombre de films pornographiques, le président ukrainien a officiellement enjoint « au conseil municipal d’Odessa d’examiner les questions soulevées dans la pétition » et « souligné l’importance de protéger les intérêts nationaux [sic], en travaillant sur les questions visant à débarrasser l’espace public des objets et monuments liés à l’héritage impérial et soviétique russe ».

Certes, la Grande Catherine, qui mena tambour battant le rattachement de l’Ukraine à la Russie, est diversement jugée en Ukraine et elle-même n’était pas un modèle de vertu. Mais il est douteux que l’Eglise orthodoxe — dont Zelensky, né juif, se dit un fidèle depuis son mariage — et ses fidèles apprécient le singulier hommage rendu à « L’Étalon ».

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