Rédoine Faïd, figure emblématique du grand banditisme français, passionne autant qu’il interroge. Né en 1972 à Creil, ce braqueur multirécidiviste s’est rendu célèbre par ses évasions spectaculaires et son attrait pour l’univers cinématographique. Mais qu’en est-il réellement de sa fortune ? Entre mythes et réalités, le patrimoine de ce criminel reste aujourd’hui un mystère.
Les braquages et le butin disparu
Les opérations menées par Rédoine Faïd ont généré des sommes importantes. Le braquage de 2010 à Villiers-sur-Marne, qui a coûté la vie à la policière Aurélie Fouquet, a permis aux malfaiteurs de s’emparer d’environ 2 millions d’euros. D’autres attaques à main armée auraient également rapporté plusieurs millions. Néanmoins, la trace de cet argent reste introuvable.
Les autorités ont mené des investigations approfondies pour localiser ces fonds. Aucun compte bancaire, bien immobilier ou objet de luxe n’a jamais été identifié au nom du braqueur. Lors de ses arrestations, les policiers n’ont découvert ni voiture haut de gamme, ni appartement luxueux, ni compte offshore. Cette absence totale de signes extérieurs de richesse alimente les spéculations sur d’éventuels trésors cachés.
| Élément | Statut |
|---|---|
| Biens immobiliers | Aucun identifié officiellement |
| Comptes bancaires | Aucun découvert à son nom |
| Objets de luxe | Aucune saisie effectuée |
| Butin récupéré | Montant non retrouvé |
Les enquêteurs estiment que l’organisation des évasions a nécessité des fonds considérables. La logistique, les complicités et les années de cavale ont probablement englouti une partie importante du butin. Faïd lui-même a décrit sa vie de fugitif comme loin d’être luxueuse, passant ses journées caché, dépendant de son « noyau dur » pour les besoins quotidiens. Dans ce contexte, où la criminalité sévit encore aujourd’hui, le classement des taux de criminalité par ville en France reste un enjeu majeur pour la sécurité publique.
Projets médiatiques et revenus limités
Fasciné par le cinéma américain, notamment par le film « Heat », Rédoine Faïd a tenté de capitaliser sur sa notoriété. En 2010, il publie « Braqueur – Des cités au grand banditisme », coécrit avec le journaliste Jérôme Pierrat. L’ouvrage s’est écoulé à 9 000 exemplaires, générant des revenus modestes. Faïd détient 50% des droits du livre.
Plusieurs projets cinématographiques ont vu le jour autour de son histoire :
- Le film « Braqueurs contre dealers » sorti en 2015, qui selon Pierrat n’avait « rien à voir » avec le projet initial
- Un scénario confié à Cédric Kahn par la productrice Kristina Larsen, finalement abandonné
- Un projet hollywoodien avec l’acteur Rami Malek et le scénariste Charles Randolph
- La sortie en novembre de ses Mémoires « Spirale » à 10 000 exemplaires, écrits avec Clara Dupont-Monod
Malgré ces initiatives, aucun projet ne s’est concrétisé financièrement de manière significative. Les droits audiovisuels restent en négociation, et une grande partie de ces revenus potentiels pourrait être gelée en raison de ses condamnations. Sa famille ne présente aucun train de vie anormal.
Aujourd’hui incarcéré à Vendin-le-Vieil jusqu’en 2046 au minimum, Rédoine Faïd vit en isolement total depuis 12 ans. Ses conditions de détention, qualifiées de « contraires à la dignité humaine » par la justice en 2025, ne laissent aucune place à l’enrichissement. L’estimation de sa fortune demeure inconnue, probablement inexistante, faisant de son patrimoine davantage une légende qu’une réalité tangible.

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